
BAFA ou BPJEPS, quelle formation choisir ?
En bref
Petit guide, en 6 étapes, pour présenter les différences entre la formation BAFA et la formation BPJEPS.
Lorsque l’on débute dans l’animation, on se demande souvent par où commencer. Il n’est pas toujours évident de choisir entre passer le BAFA et passer le BPJEPS. Il peut être difficile de bien discerner la différence entre ces deux formations qui mènent à la fois à des métiers similaires mais aussi très différents. Pour bien choisir sa formation, il est essentiel de se renseigner sur les points suivants.
Les pré-requis nécessaires
Un point qui va tout de suite faire la différence, c’est les conditions d’entrées en formation.
Pour passer le BAFA, il suffit d’avoir au moins 16 ans et c’est tout ! Alors précisons tout de suite, qu’il n’y a pas d’âge limite ! L’animation, ce n’est pas qu’une affaire de « jeune ». Chacun et chacune peut y trouver sa place et aura toujours quelque chose d’intéressant à apporter dans une équipe.
Pour passer le BPJEPS c’est une autre histoire. Les Ceméa proposent 5 mentions différentes et chacune d’elle aura des conditions d’accès spécifiques. Mais pour résumer, ce qu’il y a de commun, c’est la nécessité d’avoir une expérience d’au minimum 200h d’animation auprès d’un groupe. Toutefois, vous pouvez en être dispensé si vous possédez le BAFA (tiens, tiens) ou pas mal d’autres diplômes comme le CQP animateur périscolaire, le CPJEPS, le BAFD, certains bac ou brevets pros.
Mais ce n’est pas tout, il faut également posséder au minimum le PSC1, c’est-à-dire, une formation de prévention et secourisme de niveau 1. Rien de bien méchant, mais c’est quand même mieux quand on s’occupe de groupes et puis c’est super utile dans la vie de tous les jours.
Il peut y avoir d’autres conditions d’accès spécifiques que vous pouvez découvrir en vous rendant sur les pages diplômes du site.
Animation volontaire versus Animation professionnelle
Là, c’est une question très importante à se poser car ça ne sert à rien de faire une préparation physique pour un marathon alors que vous allez courir le 100m.
Le BAFA est clairement indiqué pour les personnes qui souhaitent découvrir ou s’investir dans le monde l’animation auprès d’enfants, de jeunes et d’adolescents et adolescentes sur des temps courts. En gros, si vous souhaitez travailler en accueil de loisirs ou en séjour de vacances sur les périodes de vacances scolaires, c’est parfait !
Le BPJEPS, on y vient plutôt si on veut travailler à l’année dans le milieu de l’éducation populaire. C’est un diplôme professionnel qui vous permet d’avoir un métier dans de nombreuses structures. En fonction de la mention, vous pouvez travailler dans un centre social, un établissement de santé, un lieu culturel, un centre sportif, un association environnementale, des structures aussi bien privées que publiques et j’en passe. La mention implique aussi de travailler avec des publics différents : enfants, jeunes, adolescents, adultes, personnes en situation de handicap, personnes âgées.
Et bien sûr, avec un BPJEPS, vous pouvez bien évidemment travailler dans un accueil de loisirs (même le diriger avec un BPJEPS LTP) ou partir en colo !
Une petite pause vidéo vous tente ? Ici, Lucie, nous parle de son choix de se former au BAFA aux Ceméa, mais également de ce qu’elle a préféré dans cette formation et l’apport de la formation par rapport à son métier d’animatrice.
Les objectifs de la formation
Dans la formation BAFA, on se prépare à exercer des fonctions liées à la sécurité physique et morale des mineurs, et à les sensibiliser, dans le cadre d’un projet pédagogique aux conduites addictives ou aux comportements liés à la sexualité. Et oui, souvent, on ne s’attend pas à ça quand on s’inscrit en formation BAFA ! On se prépare également à travailler en équipe, à encadrer et animer la vie quotidienne et les activités et à accompagner les enfants et les jeunes dans la réalisation de leurs projets.
On développe des aptitudes pour transmettre et faire partager les valeurs de la République, mais aussi pour veiller à prévenir toute forme de discrimination.
Pendant les stages de formation, vous allez chanter, jouer, monter des projets, réfléchir en groupe, apprendre des tas de choses, c’est dense, c’est fatiguant, mais c’est très chouette !
La formation BPJEPS est plus dure à résumer en quelques lignes, car les Ceméa proposent 5 mentions et il y a énormément d’objectifs.
Pour faire simple, le point commun entre tous les BPJEPS, est de se former à être responsable de son action d’un point de vue pédagogique, technique, organisationnel et d’assurer la sécurité. Mais aussi d’apprendre à monter des projets d’actions en lien avec le projet de votre structure dans le cadre d’un travail d’équipe. Vous apprendrez également à accompagner les publics dans la réalisation de leurs projets (et oui, on est profondément ancré dans l’éducation populaire !) et à prendre en compte des démarches d’éducation à la citoyenneté, au développement durable et de prévention des maltraitances.
Pour le reste et les spécificités liés aux différentes mentions, vous pouvez aller les découvrir en vous rendant sur les différentes pages BPJEPS du site.
Le temps de formation
Ici aussi, une différence de taille. Le BAFA, c’est une formation en 3 étapes. On commence par un stage de formation générale de 8 jours puis on passe un stage pratique de 15 jours et on termine par un stage d’approfondissement de 6 jours ou par une qualification de 8 jours. Si tout se passe bien, voilà, on a le BAFA. L’aventure peut commencer !
Pour le BPJEPS, on est plutôt sur une formation qui va durer aux alentours d’un an. Cette formation se fait en alternance, en gros, à mi-temps en stage, à mi-temps en centre de formation. C’est une tout autre implication. En fin de formation, il y a différentes épreuves : évaluation en situation professionnelle, oral et dossier à présenter.
On est d’accord que c’est plus compliqué mais on ressort avec beaucoup plus de compétences et connaissances.
Une seconde pause vidéo ? Ici, Pierre-Louis, nous parle de sa formation BPJEPS Loisirs Tous Publics, de son parcours avant son entrée en formation, de ce qu’il a préféré et des apports par rapport à son métier de responsable adjoint enfance.
Le prix de la formation
Forcément, les tarifs vont être très différents. Passer le BAFA, c’est à la louche, entre 700 et 1 000 euros en fonctions des modalités (externat, demi-pension, pension complète). Mais cette somme peut-être fortement réduite avec les différentes aides, qu’il est impossible de détailler ici car elles différent en fonction de chaque département.
Un BPJEPS, c’est plusieurs milliers d’euros, aux alentours de 6 500 euros mais rassurez-vous. Peu de personnes dépensent cette somme car, ici aussi, de nombreux dispositifs de financements existent. Il peut-être financé par certaines régions en fonction de votre statut ou encore votre employeur, votre compte CPF ou être réalisé dans le cas d’un contrat d’apprentissage.
N’hésitez pas à consulter notre page sur les financements ou nous contacter pour connaître les différentes aides à la formation dont vous pouvez disposer !
Le CPJEPS, une alternative pour la professionnalisation
Vous savez que l’animation c’est un métier passion ! Vous voulez, tout de suite, devenir un acteur ou une actrice professionel·le de l’éducation populaire mais vous n’avez pas les pré-requis pour entrer en BPJEPS. Une alternative s’offre à vous : le CPJEPS. Il s’agit d’un diplôme professionnel, tout comme le BPJEPS mais avec des responsabilités moindres et donc des conditions d’accès allégées. Pour entrer en CPJEPS, il suffit juste d’avoir le diplôme de secourisme dont on a parlé plus haut. Et si vous sentez que la fibre est bien là, vous pourrez ensuite continuer en BPJEPS et vous aurez même un allégement de formation. Elle est pas belle la vie ?
On pourrait rentrer plus en détails dans chaque diplôme mais ce petit guide n’avait vocation qu’à vous aider dans le choix entre le BAFA, le BPJEPS et finalement, peut-être, le CPJEPS.
N’hésitez pas à aller voir chaque page diplôme pour plus d’informations et nous contacter en cas de besoin !